
Un poêle à bois en appartement dans un immeuble ancien
Pourquoi ce choix?
Monsieur C. habite dans un appartement ancien en plein centre-ville, avec des huisseries d'époque simple vitrage peu étanches et du chauffage électrique par convecteurs qui coûterai très cher si il s’en servait. D'autre part, il est sensibilisé à la question du climat et des déchets nucléaires. Il a donc envisagé de se chauffer au bois en ville comme cela se faisait couramment aux alentours de 1950.
L'appartement est un T2 de 50 m2, situé au premier étage d'un immeuble Haussmanien possédant une cheminée condamnée par pièce, et est habité par deux personnes.
L'installation
La réglementation
Le poêle a été installé en avril 2003. Renseignements pris auprès de l’ADIL il est apparu que cette installation était autorisée à un locataire pour peu qu'il remette « en état les lieux loués », c’est-à-dire que l’aspect des murs ne soit pas modifié. Il faut vérifier qu’aucune interdiction n’est mentionnée dans le règlement de copropriété (document que votre propriétaire ou son représentant doit pouvoir vous fournir, ou vous permettre de consulter gratuitement). Dans celui de l'immeuble, il est mentionné qu’on ne doit pas couper du bois dans les escaliers, et ne pas faire brûler de la tourbe.
La technique
Un conduit de cheminée (il y en a dans tous les bâtiment antérieurs à 1950) a été utilisé pour faire sortir la fumée du poêle. L'immeuble compte 5 étages, l'appartement est situé au premier et la cheminée est en plein cœur d’un mur de 80 cm , donc bien isolée du froid extérieur. Le tirage est très bon : en plein hiver l'aspiration du conduit éteint un briquet placé devant.
Un test fumigène a été réalisé par un ramoneur afin de vérifier l'état du conduit, qui a été ensuite ramoné. Le plancher et le mur derrière l’appareil ont été protégés de la chaleur avec des matériaux lourds : carrelage, plaque de marbre, ardoise...
La puissance de l’appareil ne doit pas être trop grande, pour ne pas le faire fonctionner au ralenti, ce qui pollue et consomme d'avantage de bois. Monsieur COREAU a choisi un appareil labellisé « flamme verte » (il transformera plus de 65% du bois en chaleur) GODIN de 5kW, ce qui lui donne droit au crédit d'impôt « énergies renouvelables ».
Le coût
1000 € TTC, dont environ 150 € de pose plus 25 € de test fumigène et 50 € de ramonage
Aides financières obtenues en 2004 : un crédit d’impôt de 400 €
Résultats
50 % du chauffage chaque année
200 € d’économie sur la facture annuelle d'électricité
Dans la pratique
Le poêle étant installé dans le salon, et l'appartement présentant une différence de niveau, il ne peux chauffer la chambre et la salle de bain qui se trouvent légèrement en contrebas. Il chauffe très agréablement le salon et la cuisine située juste à côté. La convivialité qui se dégage de ce mode de chauffage est irremplaçable.
Les travaux
Ce qui prend le plus de temps est le choix et l'achat du poêle. Dans ce cas, il a fallu attendre 3 mois entre la commande et la réception du poêle depuis l'usine GODIN.
Le fonctionnement
Ce mode de chauffage permet un plus grand confort en permettant de chauffer la cuisine qui auparavant ne l'était pas du tout pour des raisons économiques. Le bois peut se stocker dans un grenier ou dans une cave. En l'occurrence il est ramené régulièrement, et stocké juste à côté de l'appareil, dans des cagettes. Ce sont principalement des chutes de scieries, choisies pour leur petit gabarit et leur faible coût.
Le ramonage est réalisé une fois par an avant la première utilisation hivernale. |