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Les aides de l’ANAH

L’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) est un établissement public d’État qui s’engage auprès  des publics les plus modestes pour améliorer le confort de leur habitat. Avec un objectif de 120 000 logements pour 2019, leur programme « Habiter Mieux » est un outil concret pour répondre à l’enjeu global de rénovation énergétique.

L’essentiel sur les aides de l’ANAH

Le fonctionnement

L’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) accorde des subventions pour l’amélioration de l’habitat à travers le programme « Habiter Mieux ». Ce programme cumule accompagnement et aide financière dans le but de d’accroître la performance énergétique du logement.  En fonction des travaux qui seront réalisés, l’Anah propose deux offres : Habiter Mieux sérénité et Habiter Mieux agilité.

En 2018, l’Anah a contribué à la rénovation de 94 081 logements (soit une augmentation de +16,5 % par rapport à 2017). L’objectif pour 2019 ? «  l’amélioration de 120 000 logements afin qu’ils soient énergétiquement confortables et mieux adaptés à leurs occupants ».

Les conditions à remplir pour en bénéficier

Pour bénéficier des aides de l’Anah, il faut tout d’abord être propriétaire de son logement. Se rajoute alors un niveau de ressources à ne pas dépasser. Le logement en question doit avoir plus de 15 ans et il est important de ne pas avoir bénéficié depuis au moins 5 ans d’un PTZ (Prêt à taux zéro pour l’accession à la propriété). Si toutes ces conditions sont réunies, un dossier de demande d’aide peut alors être déposé.

Les formules « Habiter Mieux sérénité » et « Habiter Mieux agilité »

« Habiter Mieux sérénité »

Les travaux engagés dans le cadre de cette formule doivent permettre une amélioration d’au moins 25 % de la performance énergétique du logement. Le recours à une entreprise spécialisée dans l’accompagnement de travaux est obligatoire (à noter : il n’est toutefois pas obligatoire de sélectionner un artisan RGE pour y avoir droit).

Le détail des aides :

  • Aide nationale de l’ANAH de 35 % pour les foyers modestes ou 50 % pour les foyers très modestes du montant des travaux engagés (montant des travaux plafonné à 20 000 euros HT).   
  • Prime complémentaire « Habiter Mieux » de 10 % du montant des travaux HT (plafonné à 1 600 euros pour les foyers modestes et 2 000 euros pour les foyers très modestes).
  • Aide complémentaire selon les politiques locales

« Habiter Mieux agilité »

Changement du mode de chauffage, isolation des murs, isolation des combles, cette aide a pour vocation de financer l’un ces travaux au choix pour une maison individuelle. Les travaux doivent être effectués par un artisan Reconnu Garant pour l’Environnement (RGE).

Le détail des aides :

  • Aide nationale de l’ANAH de 35 % ou 50 % du montant des travaux (montant des travaux plafonné à 20 000 euros HT) en fonction des conditions de ressources du propriétaire.
  • Pas de prime complémentaire « Habiter Mieux » mais les particuliers peuvent bénéficier d’une prime énergie en lien avec les vendeurs d’énergie (ou CEE) sur ces travaux.

Pour plus de précisions sur ce dispositif, le dossier d’information de l’ANAH (2018) est disponible en ligne.

Astuces et conseils pour les aides de l’Anah

Les travaux ne doivent pas en aucun cas commencer avant le dépôt du dossier de demande d’aide. Un opérateur agréé de l’ANAH accompagne chaque propriétaire dans le montage de son dossier et pour l’étude énergétique de son logement.

Bon à savoir : les ménages qui bénéficient du programme « Habiter Mieux » peuvent également profiter d’un éco-prêt « Habiter Mieux » afin de financer le reste à charge des travaux subventionnés par l’Anah. Ce dispositif est également cumulable avec l’Eco Prêt à Taux Zéro et le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE). Toutefois il n’est pas compatible avec les Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Les propriétaires bailleurs souhaitant rénover leur logement en location peuvent également bénéficier d’aides de l’ANAH à condition qu’ils s’engagent à respecter des plafonds de loyers et de ressources des locataires. Les travaux engagés doivent permettre une amélioration d’au moins 35 % de la performance énergétique du logement et atteindre l’étiquette D minimum sur le diagnostic de performance énergétique.